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Le protectorat de l’ombrelle tome 3 – Gail Carriger

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A la fin de « sans forme » nous avions laissé un Lord Maccon profondément blessé et en colère, persuadé que sa femme enceinte l’avait trompé puisque techniquement un loup-garou étant mort il ne peut procréer, une Alexia profondément vexée, furieuse et le cœur brisé dû au manque de confiance de son mari (et de surcroit nauséeuse à cause de sa grossesse. Un comble ! Elle ne pouvait plus manger ce qu’elle souhaitait), une Ivy en fuite qui venait tout juste d’épouser Tunstell, et un pauvre professeur Lyall qui ne se doutait pas de ce qui l’attendait.

Au début de ce tome on retrouve donc Alexia de retour chez sa mère en compagnie de ses deux sottes de sœur. La pauvre. Comme si elle ne souffrait pas déjà suffisamment. Sa famille finit par la mettre dehors, ne pouvant supporter le scandale de sa grossesse prétendument adultérine qui a été dévoilée dans la presse. Alexia est donc le centre de l’attention, et des conversations de toutes les femmes de Londres. Sans compter que les vampires ont décidé de s’en prendre à elle, peu ravis que la « suceuse d’âme » soit enceinte, et d’un loup-garou qui plus est ! De plus la reine l’a renvoyée de son poste de muhjah à cause du scandale. Les journées à venir vont être chargées pour Alexia qui décide d’aller en Italie, pour rencontre les templiers afin d’avoir des réponses sur sa grossesse et prouver à son mari à quel point il est dans l’erreur. Son passe temps favori est aujourd’hui devenu une nécessité. Et les templiers sont loin d’être ravis d’avoir une « progéniture du diable », comme ils l’appellent affectueusement, parmi eux.

Du côté des loups, le professeur Lyall est bien à plaindre. Non seulement Lord Maccon a décidé d’être rond comme une queue de pelle 24/7 depuis qu’Alexia est partie de la maison, donc il doit assumer le rôle de chef de meute pendant que celui-ci est… indisposé, mais en plus il doit aussi gérer les affaires du BUR à sa place. Il va finir par se sentir légèrement dépassé et manquer de dignité. Et s’il y a bien une chose que le professeur Lyall a en horreur c’est de manquer de dignité.

J’ai à la fois plus et moins aimé ce troisième tome que les deux précédents. J’ai été très en colère contre Maccon pour avoir traité Alexia de la sorte, même s’il en veut durant ses rares périodes de sobriété et c’était dommage du coup de les voir évoluer séparément dans le bouquin, puisque ce que j’adore c’est leurs dialogues et leurs petites prises de bec. Dommage. D’un autre côté je l’ai plus aimé parce qu’on en apprend un peu plus sur les paranaturels, Madame Lefoux et son organisation, et même Floote, le mystérieux majordome. C’était hilarant de voir Conall perdre pied, désespéré, et bourré. J’avais presque envie de lui faire un câlin (même si j’étais furieuse de sa réaction initiale, trop d’amour pour ce personnage). On est obligé d’éprouver de la compassion pour Lyall avec toutes les emmerdes qu’il a à gérer, et je suis sûre qu’il n’est pas au bout de ses peines, après tout il reste deux tomes au protectorat de l’ombrelle, et Alexia et Conall vont sûrement lui en faire voir des vertes et des pas mures. C’est intéressant de voir Alexia se défendre sans Conall pour une fois durant tout un tome. Du coup l’équilibre du livre est différent des deux précédents. Ca ajoute quelque chose, et en même temps il manque quelque chose, c’est assez difficile à décrire. Et lord Akeldama est quasiment absent de ce livre, ce que j’ai trouvé très regrettable (mais vu la fin on devrait le voir davantage dans le tome 4. Enfin j’espère)

Heureusement pour palier aux quelques points noirs on peut compter sur les fous rires grâce à la talentueuse Gail Carriger, certaines répliques sont juste mortelles, et à nos amis aux dents longues pour nous apporter toute l’action dont on a besoin. Alexia, enceinte, abandonnée de presque tous et à des milliers de kilomètres de chez elle ne cesse d’enchaîner les galères les unes après les autres pendant trois cents pages. Un livre que je vous recommande donc, cette saga étant vraiment excellente. Je suis triste à l’idée qu’il ne me reste plus que deux tomes à lire.

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