Critique ciné

Anna Karenine

Aujourd’hui je suis enfin allée voir Anna Karenine au cinéma. Et en VO s’il vous plait ! Ca fait plus d’un mois qu’il est sorti, mais entre les révisions, les partiels, les fêtes de fin d’année, la vie sociale, impossible de trouver le temps d’y aller. Surtout qu’il y a qu’une séance ou deux par jour, et évidemment elles ne coïncidaient pas du tout avec mon temps libre, sinon ce n’est pas drôle.

Le film commence par un homme qui commet un adultère. Il se trouve être le frère d’Anna Karenine qui va laisser son mari et son fils à Saint-Pétersbourg pour se rendre à Moscou afin de réconforter sa belle-sœur. Malheureusement pour elle, ou heureusement selon le point de vue, elle va y faire la rencontre d’un homme, le comte Alexis Vronski qui va très vite devenir son amant. Dans la foulée, les rumeurs vont commencer à courir sur elle et Vronski dans la haute société russe, au grand dam de son mari. Au final l’histoire est assez banale au premier abord. Combien de films sortent tous les ans sur ce genre de thème ? Néanmoins je me suis régalée devant ce film et ce, malgré quelques longueurs. J’ai aimé le jeu de Keira qui passe d’une épouse dévouée au début du film, à une maitresse passionnée et tout aussi dévouée. Je trouve que ce genre de rôle lui convient très bien, je l’aime bien plus ici ou dans reviens-moi ou orgueil et préjugés par exemple que dans pirates des caraïbes. Elle joue à merveille la femme brisée par les rumeurs (totalement fondées), l’humiliation due au fait que tout le monde connait sa liaison. Elle tente de montrer qu’elle est une femme forte, mais toute la haute société la méprise. Au final elle renonce. Elle renonce au divorce, elle renonce à sa réputation, elle se laisse dévorer par sa passion pour Vronski et elle sombre doucement dans la folie et le désespoir. Elle peut nous émouvoir quand elle demande à Vronski si il l’aime, nous exaspérer quand elle fait une crise de jalousie/hystérie, nous faire pleurer quand elle tente de garder la tête haute face au mépris et à la disgrâce.

Son personnage est en totale opposition à celui de son mari, interprété par Jude Law, qui a été vachement enlaidit pour le rôle, au grand dam des fangirls. Il joue l’époux droit, honnête, prêt à la croire si elle lui dit qu’elle ne ressent rien pour Vronski, prêt à lui pardonner ses fautes, même ! Malheureusement sa bonté n’est pas récompensée. J’ai aimé l’antagonisme de leurs deux personnalités. Et au milieu il y a Vronski, joueur, séducteur avec toutes les femmes, et là il est pris à son propre piège, il tombe éperdument amoureux d’Anna et est prêt à tout pour elle. Même quand elle se montre ultrachiante.

La réalisation est un peu surprenante au début, on sent que le réalisateur (Joe Wright) s’est fait plaisir, mais au final ça ajoute une touche d’originalité. Le film est raconté dans une sorte de théâtre et les décors des différentes scènes s’enchainent les uns à la suite des autres. C’est perturbant au début, mais c’est magnifique, surtout sur grand écran. Puis les costumes, mon dieu, ils sont à tomber. Ils font vraiment regretter de ne pas être née à cette époque. Bon sauf que Keira est vraiment trop maigre et manque de poitrine, du coup certaines de ses robes se barraient un peu en haut. Ce fail. Les scènes de bal et les chorégraphies sont spectaculaires.

Anna Karénine n’a malheureusement pas reçu hier soir le Golden Globe de la meilleure musique de film et pourtant il le mérite, elle était parfaite, je vais me procurer l’OST dès que possible, et j’espère vraiment qu’il aura au moins les oscars de meilleurs costumes et meilleurs décors, car même si l’histoire de vous passionne pas d’un point de vue visuel ce film est une pure merveille.

Pour finir, je suis juste choquée de l’enlaidissement de Jude Law, mais aussi celui de Matthew MacFadyen, que j’ai cherché pendant tout le film et n’ai absolument pas reconnu dans le rôle du frère d’Anna (dont j’ai zappé le nom, oups). Et je viens d’apprendre que Vronski a failli être interprété par Robert Pattinson. Eh ben, on l’a échappé belle ! Non parce qu’il faut l’avouer, sans le charisme et la belle petite gueule d’Aaron Taylor-Johnson on comprendrait beaucoup moins l’intérêt d’Anna.

Je me suis régalée et je vais certainement bientôt lire le livre. J’espère qu’il vous plaira/a plu autant qu’à moi.

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